C h a p i t r e . t w o
Ça faisait sans doute une bonne vingtaine de minutes que je trainais en face de cette vitrine. Je faisais des allées et retours, parlant presque tout seul. Dans c'est circonstance aurait pu croire que j'étais un pervers en quête d'une nouvelle proie. Il n' y avait rien de cela...Pervers, je sais pas. J'étais en bataille contre moi même, mon subconscient, mes envies, mon devoirs. J'étais limite perdu dans ma propre tête, je voyais d'ici la tempête que propageais mon cerveau. Mais qui n'aurait pas réagi ainsi ? Pourquoi chercher...Il n' y a qu'a moi que ça arrive des trucs pareil. Je suis sans doute bizarre, Dieu l'a décidé ainsi. Même si je dois avouer que ça ne réjouis pas spécialement
. Les meufs à poil me dégoutent tandis qu'un flirt de gay me fait bander. C'était ainsi...Fallait m'y faire...Pourtant ça restait calé dans ma gorge , un poids dans le ventre. Comme si je n'arrivais pas à avaler la pilule...C'était un choc total...Ça désorientait complètement tout.
Ma vie était tracée, elle devait aller d'une certaine manière. C'était ainsi et pas autrement...Je n'avais jamais cherché à détourner çà ou à croire une autre possibilité. J'étais d'une famille riche, aussi normal que n'importe qui. Mes parent étaient des saints , un peu bourge sur les bords, mes frères étaient des obsédés people dans leur lycée. Un peu comme dans c'est série américaine avec les basketteurs qui font tomber les filles à la renverse, avec un peu plus de réalité...c"était presque çà. Moi j'étais le gars coincé, limite un peu anti-social et frustré par son passage de l'adolescence. Mais çà avait toujours été clair dans mon esprit. Je finirais mes études, irait à l'université, me marierait avec la première femme venue
- Le fait de l'aimer ne m'a jamais traversé l'esprit -, un bon job et une vie de famille simple. Ma vie était prédite de cette manière et jamais je n'y avais mit un doute. Même si cette vie ne m'a pas spécialement attiré jusque là. C"était l'idéal d'un homme non ? Enfin ...D'après les autres oui. Un bon job et une vie de famille...Le rêve américain qui malheureusement ne m'avait jamais tenté. Tout homme aurait été plus qu' heureux d'avoir cette genre de vie, alors j'imaginais qu"avec le temps ça viendrait. C'était obligé... Mais cette foutue vidéo perturbait tout mon plan, le ruinant presque. Ça remettait en doute sur tout se que j'avais toujours cru...Il n' y avait qu"un moyen de le savoir...être surs. Après tout, j'étais peux être perturbé ce jours là. Un manque de vie social, je cherchait à combler se manque par n'importe quoi. C'était surement çà...Mais je ne pouvais pas me limiter à supposer çà. Je voulais une preuve matériel...Solution : revoir ce genre de
' film'. J'en reviens à dire que j'étais en face d'une vitrine ' sexe shop ' depuis une vingtaine de minutes. Remuant dans mes pensées....J'étais entre le '
j'entre- j'entre pas '. Après tout, je n'avais rien à perdre...Foutue phrase...Bien sur qu'il avait a perdre ! ...Confirmer mes doutes et ruiner mes plans. Je ne veux pas que ça se passe ainsi. Je dois avoir cette vie d'américain...Mais il faut que je sache, c'est inévitable. Je souffle, regardant le ciel...Allez courage. Je tourne la clinge et entre à l'intérieur...Une clochette s'enclenche une fois la porte franchie. Voilà c'étais là, mes yeux avait décidé de rester bloqué sur mes pieds. Ça me faisait peur...Je relève doucement le regard, je tombe sur une vue...Plus que dégoutante. Il y avait des choses en tout genre...Les trucs les plus fou...Beaucoup de vidéo, magasine...Vibro, anneaux vibrant, capote, fouet, menotte...Et d'autres trucs beaucoup plus bizarre...Je ne savais plus ou poser mes yeux sans que mes joues s'empourprent. Je marche lentement, le regard perdu...déambulant entre les étagères, regardant en vitesse.
Ça y est j'y étais...Il y avait plusieurs vidéo avait des gars entrain de...enfin voilà. Je prends une des cassettes au hasard et me dirige vers la caisse. Mon dieu, je bloque...Je ne peux pas....Le caissier..Il va voir que je...Mon dieu. La honte...En plus de me faire passer pour un pervers de première, il saura que je suis..de ce coté là. Je...ho...non. Qu'est ce que je fais ? Je me cache derrière une étagère et bouge une boite
- de vibro -. et regarde en direction de la caisse. Mon dieu...un gars avec des traits fin et bien dessiné , une mèche brune lui retombant sur le visage lui affinant ses trait. Le plus déboussolant était sans doute ses yeux...Deux pupilles noisettes entouré d'une ligne de noir les assombrissant et un regard qui restait lasse. Il avait un petit nez en trompette, on avait envie de le mordre de pleine dent et de redescendre vers sa bouche qui était fine...Elle avait l'air douce, quel gout avait-elle? Un corps tout aussi attirant, il était fin...très fin. Un style un peu particulier, le rendant mystérieux. Un slim cigarette en jean, une chemise noir refermé par un seul bouton qui laissait entre voir son torse. Il avait la peau clair...sans doute sucrée. Il était sur une chaise, les pieds sur la caisse, il feuilletait un magasine féminin. Mon dieu...c'était mon premier flash...et il fallait que ce soit LE caissier qui me vendrait une cassette de cul me faisant passer obligatoirement pour un dérangé. Je le disais, des choses ainsi...Ça n'arrive qu'à moi. Allez courage, souvient toi pourquoi tu étais venu. Je me mords la lèvre et m'approche d'un pas hésitant vers la caisse, le regard résolu vers mes pieds et les joues d'une couleurs pourpre.
<< Euh...bonjours >> dis-je d'une voix tremblante. Le gars détourne ses yeux du magasine et les poses sur moi lacement. Il tourne la tête sur le coté, fronçant les sourcils. Je relève les yeux tout doucement, n'osant pas le regarder dans les yeux tant j'étais honteux.
<< C'est pour quoi ? >> me demande-t-il agacé. Son ton me fait perdre totalement mes moyens...C'était confirmé, il me prenait pour un obsédé. Mes yeux parcours le magasin, comme perdu, mes joues s'empourprent un peu plus. Je bégaie
<< Euh..je..euh..enfin >> tout bas. Mon dieu mais quel con...Je reste quelque minutes a bégayer les joues de plus en plus rouge..Je relève les yeux timidement, il m'adresse un sourire chaleureux et me lâche
<< Ne soit pas gêné...Tu sais je vois tellement de chose bizarre ici que plus rien ne peux m'étonner...allez donne moi ce que tu as en main >> . Son ton n'était plus sec, elle était rassurante. Je pose le film, baissait la tête. Comme un gamin prit en faute...Il lève un sourcil et esquive un sourire en coin. Il prends la pochette et chipote quelque chose en se retournant.
<< Dix dollars >> me dit-il pour finir. Je sors les billets de mon porte monnaie et lui donne. Je lance un ' au revoir ' rapide et me retourne. Avant de franchir la porte , une voix s'élève derrière moi
<< Pourquoi tu as honte ? >> .